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A widely quoted source for the accusation that Freemasons worship Lucifer is Claren de la Rive’s La Femme et l'Enfant dans la Franc-Maççonnerie Universelle (1894) pp. 587-89. Claren de la Rive was quoting a hoax by Léo Taxil, a hoax that Taxil confessed to in 1897, and that Claren de la Rive later repudiated in the April 1897 issue of Freemasonry Revealed
LEO TAXIL
ALBERT PIKE
TAXIL’s CONFESSION
LUCIFERIANISM
Abel Claren de la Rive,
(1855-1914)
Publiciste antimaçonnique. Né à Chalon-sur Saône en 1855. Après ses études classiques dans un collège dirigé par les dominicains, il fait ses débuts dans le journalisme en 1873, d'abord au Courrier de Saône-et-Loire puis à la Belgique. De 1879 à 1886 il est rédacteur en chef de divers journaux de chefs-lieux dont la Côte d'Or, la Gazatte du Centre puis le Franc-Bourguignon. A l'époque de son mariage il abandonne le journalisme et, en tant que membre de la Société des études historiques, poursuit des travaux de longue haleine. Ainsi, après avoir amorcé une Histoire épisodique de la Bourgogne (1881) et signé une Histoire générale de la Tunisie depuis 1590 avant Jésus-Christ jusqu'en 1883 qu'il publie cette même année et qui lui vaut le titre d'officier de l'ordre du Nichan-Iftikar, il donne à lire un Dupleix ou les Français aux Indes orientales (1888).
Anti-Masonic publicist. Born at Chalon-sur Saône in 1855. After his formal studies in a Dominican college, he entered journalism in 1873, initially with Courrier de Saône-et-Loire, then with la Belgique. From 1879 to 1886 he was senior writer for various newspapers: la Côte d'Or, la Gazatte du Centre and le Franc-Bourguignon. He give up journalism when he married and as member of the Historical Studies Society undertook several projects. After having started Historical Viniettes of Bourgogne (1881) and writing a General History of Christian Tunisia since 1590 (1883), which earned him the title of officer of the Order of Nichan-Iftikar, he began research for Duplicity of the French in the East Indies (1888).
Intéressé à l'occultisme depuis quelques anées déjà comme tend à le montre son premier roman Une Date fatale (1881) qui se veut une dénonciation du spiritisme, quelque dix ans plus tard, sous le pseudonyme de Cheikh Sihabil Klarin M'Ta El Chott, il publie un nouvel ouvrage de fiction pour le moins étrange Ourida (1890) qui relate l'histoire d'une "Petite Rose" placée sous le patronage de l'archange Gabriel où voisinent à la fois des traits chrétiens, musulmans et maçonniques ; parallèlement et sous le même pseudonyme, il rassemble un Vocabulaire de la langue parlée dans les pays barbaresques — coordonné avec le "Koran" (1890) une rétro spective qui couvre l"Egypte, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et dont une bonne part est consacrée aux rites, sectes et confréries religieuses de l'islam. Quelques annés plus tard il avouera d'ailleurs à l'abbé de Bessonies que les questions islamiques lui sont très familières et qu'il est l'auteur d'ouvrages soi-disant ècrits par des musulmans ; il ira même jusqu'à avancer que certains l'ont pris pour un "vrai musulman".
Interested in occultism for some years, as can be seen in his first novel Une Date fatale (1881) which purported to be a denunciation of spiritism, some ten years later, under the pseudonym of Sheik Sihabil Klarin M'Ta El Chott, he published a new work of, at the very least, strange fiction. Ourida (1890) reported the history of a "Petite Rose" placed under the patronage of the arch-angel, Gabriel, relating it to Christian, Moslem and Masonic history. Simultaneously, and under the same pseudonym, he assembled a Vocabulary of the language spoken in the barbaric countries — coordinated with the "Koran" (1890), a retrospective which covered Egypt, Morocco, Tunisia and Turkey. A large part was devoted to the rites, sects and religious brotherhoods of Islam. Some years later he acknowledged that he, with the abbot of Bessonies, was the author of these alleged Moslem texts; he even suggests that some took him for a "true Moslem".
De 1893 à 1895 il collabore de manière épisodique à la Croix de Paris, la Croix de Reims et la Croix des Ardennes où il signe "Un Profane" ou "F.. X.." et dans la Revue complémentaire du Diable où ses attaques contre Jules Bois sont signées "Rhémus" ; églement au Peuple français, à l"Avenir de Reims, à la Revue nouvelle, à l'Echo de Rome et au Rosier de Marie, ces deux derniers placés sous la tutelle de l'ordre des Avocats de Saint-Pierre. Dès lors il est en excellents termes avec l'archevêque de Reims, le cardinal Langénieux, qui s'intéresse à la franc-maçonnerie et dispose d'une bibliothèque bien fournie en la matière, et en étroite relation avec les co-directeurs de la Franc-maçonnerie démasquée, les abbés Gabriel de Bessonies et Henri Joseff. Ainsi, assuré du concours de Louis Lechartier, il publie La femme et l'enfant dans la Franc-maçonnerie universelle (1894) et le Juif et la Franc-maçconnerie (1895) avant de succéder à Léo Taxil à la direction de la France chrétienne antimaçonnique en janvier 1896, poste qu'il assumera jusqu'à sa mort survenue au début de juillet 1914.
From 1893 to 1895 he contributed periodically to The Cross of Paris, The Cross of Reims and The Cross of Ardennes under the name of "a layman" or "F.. X.."; and The Devil’s Magazine Supplement where his attacks against Jules Bois were signed "Rhémus ". He also wrote for the French People, in the future of Rheims, The New Magazine, The Echo of Rome and the Rose of Marie. These last two were supervised by the Order of Avocats de Saint-Pierre. Consequently he was on excellent terms with the archbishop of Rheims, Cardinal Langénieux, who was interested in Freemasonry and had a substantial library on the topic. He was also in close relations with the managers of Freemasonry Revealed: the abbots Gabriel de Bessonies and Henri Joseff. Thus, assured of the co-operation of Louis Lechartier, he published The Woman and Child in Universal Freemasonry (1894) and The Jew and Freemasonry (1895) before succeeding Léo Taxil as manager of French Christian Antimasonry in January, 1896, a position he held until his death in early July, 1914.
Tout au long des années 1887-1898 Clarin de la Rive fait paraître dans son hebdomadaire antimaçonnique une étude fort détaillée sur "Les sociétés secrètes musulmanes en Afrique du Nord" signée A.D. Rioux. Quelqu dix ans plus tard, au moment où René Guénon se voit exclu de l'ordre Martiniste de Papus, le directeur de la France chrétienne antimaçonnique offre les colones de son journal pour les mises au point qui s'imposent de part et d'autre et, peu après, commente au plan documentaire les fascicules de la Gnose accompagnés de constantes mises au point de Guénon alias "Sa Grace Palingénius" et ce jusqu'en 1911. Il en ira de même d'ailleurs pour tout un éventail de groupement ésotéro-occultistes.
During the years 1887-1898, Clarin de la Rive published in his weekly anti-masonic magazine a detailed study of "Moslem secret societies in North Africa" signed A.D. Rioux. Some ten years later, when Réne Guénon saw himself excluded from Papus’s Order of Martinism, Clarin de la Rive offered his journal’s pages for an open exchange of views. Later, until 1911, he documented the booklets of la Gnose with a commentary by Guénon under the pen-name of "His Grace Palingenius". In a similar manner he presented the views of a whole range of esoteric and occult groups.
Après la crise des dissensions au sein du mouvement français antimaçonnique qui aboutit à l'échec du projet d'une fédération antimaçonnique, les nationalistes Clarin de la Rive et Copin-Albancelli, déjà échaudés par la mystification taxilienne et partisans de la thèse politique, se démarquent de plus en plus des adeptes de la version satanisante de la franc-maçonnerie. Claren de la Rive est alors à la recherche d'un spécialiste en la matière susceptible de donner la réplique sur des bases plus rationnelles et objectives. Ainsi, dans l'ignorance des irréversibles affiliations de l'ésotériste et maçon René Guénon, il recrute ce dernier comme rédacteur à la France chrétienne antimaçonnique à l'été 1913 et s'assure sa collaboration régulière sous le pseudonyme de "Sphinx" jusqu'à l'extinction de la revue entraînée par la mort de son directeur et la guerre de 1914 ; n'eut été de cette dernière, Guénon aurait sans doute succédé à Clarin de la Rive à la direction de l'hebdomadaire devenu entre temps la France antimaçonnique.
Cf. Fry, L. Léo Taxil et la Franc-maçonnerie, Chatou, British-American Press. 1934.
After the crisis of dissension within the French antimasonic movement which lead to the failure of a projected antimasonic federation, the nationalists Clarin de la Rive and Copin-Albancelli, already burnt by Taxil’s fabrications, and more inclined to a political critique of Freemasonry, dissociated themselves more and more from promoters of a satanic interpretation of Freemasonry. Claren de la Rive, unaware of René Guénon’s pronounced esoteric and masonic affiliations, and in search of a specialist on the subject likely to give a more rational and objective perspective, recruited him as a writer for French Christian Antimasonry in the summer of 1913 and secured his regular collaboration under the pseudonym of "Sphinx" until 1914 when the magazine ceased publication due to the death of its manager and the outbreak of war. Guénon would undoubtedly have succeeded Clarin de la Rive as manager of the weekly magazine that became Antimasonic France.

Esoterisme Occultisme Franc-Maçonnerie et Christianisme aux XIXe et XXe siècles. Explorations Bio-bibliographiques. Preface de Emile Poulet, Directeur de Recherches au C.N.R.S.. Marie-France James, Docteur ès-lettres. Nouvelles Editions Latines. 1, Rue Palatine, 75006 Paris. pp. 72-74. [Courtesy of the Bibliotèque de Grand Orient de France.]

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